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José Esteban
Granero – Sculptures et bas-reliefs en Bois
Attiré par la peinture
depuis son adolescence, José Esteban Granero est né à Buenos
Aires en 1955, où il fait ses études à l’école
des Beaux Arts.
Il vit au Brésil depuis environ 30, et son atelier
est situé à l’Île de Cananéia,
au sud de l’État de São Paulo, région
qui conserve une importante zone de forêt atlantique.
La forêt correspond au double du territoire français
et plus du triple du territoire allemand. Lamentablement,
elle a été réduite pendant les 500 dernières
années de plus de 1,2 millions à 91 mille km².
Aujourd’hui, moins de 8% de sa surface peut être
trouvée parmi quelques régions fragmentées
e dispersées du Brésil.
Sa végétation, dense et diversifiée,
compte d’environ 20.000 différentes espèces
de plantes (dont la moitié est endémique),
ce qui représente 8% des plantes de la planète,
y compris les nombreux types d’orchidées et
broméliacées.
La forêt atlantique est l’habitat de plus de
2.200 espèces d’oiseaux, mammifères,
reptiles et amphibiens – 5% des vertébrés
de la Terre. Près de 200 espèces d’oiseaux
et 21 des ses 26 sous-espèces de primates ne peuvent
qu’être trouvées là. Elle abrite également
60% des espèces brésiliennes menacées.
Au début, Esteban a commencé à peindre à l’huile
et acrylique sur toile dans l’art figuratif, passant
ensuite à l’art abstrait.
Au cours de cette phase, des expositions ont été affichées
en Argentine et au Brésil.
Il a également travaillé dans des activités éducatives
pour l’enseignement du dessin et de la peinture pendant
de nombreuses années.
Son travail en bois est
inspiré par la richesse de
la forêt. Il utilise dans son art des thèmes
figuratifs et des concepts abstraits, mélangés
aux possibilités que le bois permet avec la marqueterie.
Actuellement, ses activités volontaires éducatives
comprennent un cours de marqueterie pour adolescents démunis
qui vivent à la banlieue de la ville de São
Paulo.
À l’instigation de la beauté dont il
avait été témoin dans la forêt,
il a commencé à employer des déchets
comme matériel pour ses sculptures. Il fait aussi
des recherches de l’importance de la forêt et
de la préservation des animaux et des plantes qui
dépendent d’elle, et son histoire aux yeux des
voyageurs européens du XVIIème et XVIIIème
siècles, comme Von Marthius, Alexander Von Humboldt
et Darwin, entre autres.
Pour ses sculptures, José Esteban utilise des morceaux
de Peroba, espèce de bois qui est presque disparu,
récupérés de maisons en démolition
ou renouvelées en sauvant les pièces pour qu’elles
ne soient pas mises au rebut ou incinérées,
comme dans une tentative de faire la forêt revenir
par le biais de son usage artistique.
Pour ses panneaux en bas-relief, représentant des
scènes de la forêt, il utilise du cèdre
certifié.
De nos jours, José Esteban mène des ateliers
de sculpture en bois et de sa préservation.
À propos de son travail en panneaux figuratifs, il
explique qu’ils s’agissent d’instantanés
de la forêt, de sa grande variété d’oiseaux,
de rongeurs et autres mammifères, de ses eaux remplies
de poissons, tortues et crocodiles de toutes sortes, et les
arbres pleins de groupes de papillons qui y cherchent leurs
fleurs, à la merci des prédateurs.
Ces arbres sont également la demeure de plusieurs
types de plantes (comme les orchidées et les broméliacées),
de toutes sortes de formes de feuilles.
Ce paysage a été mis en portrait avec précision
dans les panneaux en bois, en utilisant des techniques spéciales
de tailler en relief pour saisir l’enchevêtrement
de la végétation de la forêt.
Dans le cas des sculptures
avec le Peroba, la représentation
réaliste de la forêt n’est pas l’objectif,
mais le point de départ.
En observant les rythmes,
les formes et la densité de la forêt, José Esteban
les stylise d’une façon abstraite, sans perdre
ses références figuratives.
Inspiré par la nature, le travail de José Esteban
est enraciné à sa foi que l’humanité doit
préserver la vie naturelle et ses paysages.
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